Vendredi 18 février 2011
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14:21
Il fera sombre. De ta fenêtre, tu regarderas au loin les nuages s'entremêler et se fracasser doucement de
manière sauvage. Les bras croisés, ton épaule gauche contre la vitre, tu sembleras contempler les gouttes venir lascivement lécher ta peau. Les yeux embués de nostalgie, le corps emplit de
léthargie et l'esprit inondé d'utopie, tu te sentiras totalement perdue. Seule dans ton appartement, accompagnée de tes errements, les images défileront lentement. Le temps s'arrêtera de filer,
il deviendra aveugle et lourd.
Il fera froid. De ma rue, je regarderai le ciel singer mon coeur. Mes pas se feront lent, à mesure que mes pensés
s'imbriqueront comme des éléments de Tétris... la musique en moins. Je contracterai mon visage comme si le soleil me l'ordonnait. Ma bouche fera une mou indescriptible. Je sortirai une cigarette
pour calmer mon désir de nicotine proportionnel à mes altermoiements cérébraux. La première latte me réchauffera, la seconde me calmera, l'autre me fera accélérer le pas, la suivante m'éclairera,
celle d'après me décidera, la dernière me confirmera...
Je partirai en courant. Six taffe de fumée auront suffit pour fumer mes questionnementss. Je courirai... mes foulées se
feront de plus en plus athlète, la pluie me défiera, le tonnerre m'encouragera, les gouttes de pluie s'épaissiront, je courirai toujours, le long des trottoirs aspergés par les
automobilistes roulant dans les flaques, à travers les passages piétons rendus glissant par ce temps, devant les yeux des passants au sec sous leur parapluie... je courirai... je me
trouverai con d'avoir l'air d'être dans un film, mais je profiterai quand même de ce plaisir fugace de sentir la peur jouissive d'avant décisions.
J'arriverai trempé. A ta fenêtre, tu seras toujours scotché. Après une inspiration, je sonnerai. De ton chaos, tu seras
liberé. Tu t'approcheras, le pas lent, de ta porte d'entrée. Tu l'ouvriras. A celle vitrée de l'immeuble tu me verras. Avec toute ma force je te fixerai, mes cheveux seront trempé et épouseront
mon front. Je ne ressemblerai à rien d'autres qu'à un homme amoureux.Toi, pieds nus, jambes délicieuses, shorty et top noir, tu ne ressembleras à rien d'autres qu'a une femme désirable Tu
saccaderas ta tête de la gauche vers la droite, dans un mouvement définissant la négation. Je me fléchirai sur mes jambes et poserai les paumes humides de mes mains contre cette barrière
invisible mais bel et bien visible. Ta main droite viendra embarrassé ta bouche comme pour l'empêcher de sourire. Les secondes ressembleront à des minutes. La pluie continuera de s'abattre sur
moi. Je baisserai la tête comme si j'avais compris que c'était foutu... tu appuieras sur l'ouvre porte...
Je rentrerai lentement en relevant la tête, tu baisseras la tienne en faisant un pas de recul dans ton chez toi comme si tu
avais compris que c'était foutu... Je monterai les marches quatre à quatre, de peur de voir la porte se refermer sur mon nez comme une guillotine s'abat sur une nuque...
Je me retrouverai à 1m de toi, tu ne bougeras plus... je me retrouverai à 20cm de toi, tu trembleras... Je m'avancerai à 5cm
de toi tu relèveras la tête, que tu m'offriras apeuré comme une bête prête à être dévoré par un lion.
Nos souffles se feront audibles. Le silence tendu, laissera place à une tentative de phrase de ta part :
-" Je ne.peux... "
A laquelle je répondrai "ta gueule", tout en avançant dans ton appartement pour un peu plus affirmer ton appartenance. Ma
main s'emparera de ta mâchoire et ma bouche de la tienne. Tu sembleras vouloir te déguager mais je te retournai en venant te plaquer contre le mur. Ma main droite captera avec virulence
tes cheveux pour te faire incliner la tète et offrir ta nuque à mon souffle chaud. Je prendrais le temps de te sentir incapable de bouger. Complètement sous mon emprise, je te laisserai un peu
retomber, avant de placer sur ta peau toujours tendue et offerte, mes lèvres, mes dents et ma langue, dans une danse érotique commune et draculienne. J'entendrais alors un frisson résonner
jusqu'à ta bouche. Tu seras à moi. Je baisserais ton shorty en m'agenouillant et dévorerais tes fesses aussi ennivrantes qu'une pêche en été. Tu m'indiqueras par un mouvement de balancier
et une légère inclinaison de ton buste que le désir est en toi, et le gonflement de ton clitoris humide et bouillant, sous les coups de boutoir de ma langue, me le confirmeront. Je me
relèverai droit, fort et rempli de testostérone. La queue irrigué et tendu vers ton être. Tu te cambreras comme pour me dire "Viens !". Je prendrais alors le temps de te caresser avec douceur et
délectation, contemplant avec candeur la granulation de ta peau, et tes gouttes de sueur perlant par dessus... Tu sembleras perdue et à ma merci, déterminée et effarouchée. Et dans l'instant où
ma queue flirtera avec tes lèvres boursouflés de sang, je laperai avec ma langue tendue, le vallon de ton dos accentué par ta cambrure, invitation à te pénétrer plus profondément. Je
m'exécuterai non-sans nous entendre pousser un râle commun de plaisir. Tes ongles grifferont le mur et ta voix laissera échapper un "oooooooooh" indicatif. Je toucherai ton fond...
Nous, nous serons loin de le toucher. Mes coups de reins saccadés, rythmés, virulent, et obsédant, nous ferons monter jusqu'à ce que tu te cambre toujours un peu plus, posant ta tête
contre mon épaule, laissant ton bras faire le tour de mon cou pour permettre à ta main de s'emparer de ma nuque et de la serrer. Il sera alors temps d'entendre nos voix avoir une intonation
différente, de sentir ton vagin se contracter autour de ma queue au sommet de sa dureté, de ressentir nos corps trembler sans parvenir à les maîtriser...
Il sera alors temps de nous diriger avec calme et délectation vers un endroit propice à la position allongée. Je collerais
ma tête contre la chaleur humide de la peau de ton ventre et le rythme saccadé de ton souffle que j'essayerai de calquer sur le mien. Le temps prendra son temps. De la fenêtre, je verrais les
nuages se séparer de leur partouze atmosphérique. Il sera alors temps de discuter...